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Faut-il mieux être un chien gras et tenu en laisse ou être un loup fidèle à soi-même et libre ?
Je vous conseille la lecture du très intéressant post d’Oréade Centriste sur l’autonomie de notre mouvement et la prise de risque en politique.
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Un nouveau widget, tout beau tout neuf est dispo ici : widget.democrate.de
Concept : Un widget utilisant des technologies Open Source (mort au flash !), ouvert sur la forme comme sur le contenu. Toute la legerete du javascript pour vos blogs, et sans pub. Cote contenu, c’est totalement personnalisable mais je vous propose des flux classiques, plus ceux les flux des regionales (Alain Dolium pour commencer, plus dans les prochains jours) bien sur c’est meme la raison d’etre de ce widget.
C’est le premier projet du tout nouveau laboratoire d’idées démocrates democrate.de Stay tuned … d’autres projet sont dans les tuyaux !
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18
Appel pour une République multiculturelle et postraciale (Lilian Thuram, …)
18 janvier 2010 | 3 Commentaires
Cinquante ans après l’indépendance des Etats africains, il est temps de poser un juste regard sur un passé qui a des résonances contemporaines sur notre société. L’enjeu : que chacun se sente légitime dans le présent, puisse s’approprier une histoire commune.
Il y a cinq ans, les ‘événements’ dans les quartiers pointent déjà les clivages qui, aujourd’hui encore, menacent l’équilibre de notre société. La société française, riche de la pluralité de ses talents, s’est profondément renouvelée. Par contraste, les élites – politiques, économiques, culturelles – ne parviennent pas à intégrer cette nouvelle dynamique.
Il y a un an, jour pour jour, Barack Obama est investi 44ème Président des États-Unis. L’Amérique prouve alors que l’on peut transcender le poids des traumatismes. Les Français se réjouissent de constater les évolutions de la société américaine longtemps déchirée par les préjugés racistes et la ségrégation. Mais nos élites interrogent-elles leur propre faculté à dépasser le poids des héritages ?
Ce même 20 janvier 2009 est aussi le début de la crise politique qui touche les départements ultramarins d’Amérique et de l’Océan Indien. A cette occasion, les Français de l’Hexagone découvrent la situation des outre-mers, la crise sociale, politique et mémorielle qui les traverse.
La société française peine à intégrer sa dimension post-raciale et multiculturelle. Le débat sur « l’identité nationale » s’impose au pays. Notre mécanique se heurte à un défi majeur : comment ouvrir la République à tous les citoyens qui la composent?
François Durpaire, Lilian Thuram, Rokhaya Diallo, Marc Cheb Sun et Pascal Blanchard lancent mercredi 20 janvier l’Appel pour une République multiculturelle et postraciale, afin d’initier un mouvement citoyen en mesure de tracer la voie du changement. Forts de leurs héritages, les auteurs n’ont pas souhaité réunir des doléances, mais recueillir des propositions constructives, destinées à rapprocher la République de ses principes.
Les signataires de l’Appel ont demandé à 100 personnalités, scientifiques ou chercheurs, responsables politiques ou associatifs, acteurs de la société civile ou militants dans les domaines les plus divers, de formuler une proposition concrète pour irriguer de solutions pratiques une nécessaire réflexion sur notre société.
Les 100 propositions nourrissent l’idée que la « diversité », ne doit pas rester « une bonne intention » cantonnée à « un dossier à part », ou devenir « un terme à la mode », mais être envisagée comme une question propre à reconfigurer l’ensemble de la République, dans le sens du mieux-vivre ensemble.
L’Appel pour une République multiculturelle et postraciale suivi des 100 propositions pluricitoyennes sera diffusé en supplément à Respect Mag (numéro de Janvier/Février/Mars), en kiosque à partir du 20 janvier 2010.
Les 5 auteurs ont cosigné l’appel et ont réuni 100 personnalités pour 100 propositions :
Abdellah Aboulharjan, Souria Adele, Marijo Alie, Salah Amokrane, Clémentine Autain, Najat Azmy, Linda Baha, Bams, Sylviane Balustre d’Erneville, Nicolas Bancel, Pascal Bernard, Pascal Blanchard, Ben Salama, Nicole Bénessiano, Noria Belgherri, Suzanne Bellnoun, Esther Benbassa, Gilles Boëtsch, Pascal Boniface, Jean-Marc Borello, Ahmed Boubeker, Jeanette Bougrab, Nedjma Boutlelis, Olivia Cattan, Nicole Cyprien, Carole Da Silva, Karima Delli, Richard Descoings, Jean-Christophe Desprès, Bilguissa Diallo, Rokhaya Diallo, Nassimah Dindar, Mamadou Diouf, Disiz, Adoum Djibrine-Peterman, Faycal Douhane, Françoise Driss, François Durpaire, Romuald Dzomo Nkongo, Hakim El Karoui, Réjane Ereau, Mercedes Erra, Anne Esambert, Eric Fassin, Bétoule Fekkar-Lambiotte, Lionel Florence, Maud Fontenoy, Yannick Freytag, Armelle Gardien, Alain Gavand, Nacira Guénif-Souilamas, Mohamed Hamidi, Dawari Horsfall, Simon Houriez, Jean-Paul Huchon, Nicolas Hulot, Marc Jolivet, Anne Jaworowicz, Almamy « Mam » Kanouté, Sevgi Karaman, Bariza Khiari, Aminata Konaté, Eléonore de Lacharrière, Bruno Laforestrie,Amirouche Laïdi, George-Pau Langevin, Laurence Lascary, Luc Laventure, Anne Littardi, Naïma M’Faddel, Alain Mabanckou, Fadila Mehal, Laurence Méhaignerie, Nordine Nabili, Ousmane Ndiaye, Pascal Obispo, Alexandra Palt, Carole Reynaud-Paliguot, Valérie Pécresse, Alexis Peskine, Pascal Perri, Christophe Robert, Sonia Rolland, Ryadh Sallem, Marie-Laure Sauty de Chalon, Claudy Siar, Patrick Simon, Guillaume Silvestri, Etienne Smith, El Yamine Soum, Fodé Sylla, Christiane Taubira, Jean-Claude Tchicaya, Séverine Tessier, Benoît Thieulin, Louis-Georges Tin, Claudine Tisserand,Aurélien Tricot,Catherine Tripon,Françoise Vergès, Paul Vergès, Dominique Versini, Michel Wieviorka, Rama Yade.
L’Appel pour une République multiculturelle et postraciale suivi des 100 propositions pluricitoyennes sera diffusé en supplément à Respect Mag (numéro de Janvier/Février/Mars), en kiosque dès le 20 janvier 2010. En attendant, retrouvez Pascal Blanchard et Rokhaya Diallo dans Toutes les France, le 12 janvier à 22h30 sur France Ô.
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13
Modus Vivendi et richesse des analyses
13 janvier 2010 | Laisser un commentaire
Un mouvement politique est voué à accueillir de nouveaux talents et en voir partir d’autres en permanence, quelles que soient les circonstances. Les opinions, ambitions, circonstances changent, rien d’alarmant.
Reconnaitre le problème
Dans le cas de notre mouvement, le problème du moment est avec Corinne Lepage. Je ne reviendrais pas sur le genèse du problème, le but n’est pas de décerner des points ou prendre parti pour un coté. “Avec” n’est pas le terme approprié, “entre” Corinne et le bureau serait plus exact et plus neutre.
Ne nous cachons pas les faits : si rien n’est fait la conclusion inévitable de ces tensions est le départ imminent de Corinne. Trois possibilités : aller nulle part en solitaire, faire une alliance au rabais avec Europe Ecologie, entrer au gouvernement (entrée par débauchage, pas sur un programme).
Gâchis, perte d’entropie
Dans les trois cas, et sans être un fan inconditionnel, je trouve que cette conclusion est un gâchis dont nous mettrons longtemps à mesurer les conséquences. Pour elle bien sur et surtout mais aussi pour le Mouvement.
Corinne n’est pas indispensable au Mouvement et réciproquement, mais qui pourrait nier que le Mouvement est LE bon endroit pour son épanouissement sur le long terme (et de son programme, ce qui compte pour elle) et que le Mouvement peut largement profiter de ses qualités et de sa notoriété ?
Les formations politiques et leurs meneurs ont, à l’instar de joueurs de foot, une “valeur” qui évolue en fonction de facteurs comme leur programme, une sympathie populaire ou des circonstances ponctuelles (élections). A l’ère de la Sarkozie triomphante la capacité de nuisance envers tout ce qui n’est pas UMP est un facteur primordial dans le mercato maintenant ouvert 365 jours par an.
Leur capacité à ne pas spéculer en fonction de cette valeur (en grande partie futile) comme un trader politicien mais en fonction d’une éthique personnelle, de valeurs politiques et d’objectifs à long termes font toute la différence. Politiques de premier rang au service de l’intérêt public et d’un programme d’un coté, politicards voués à assouvir les sombres désirs des puissants de l’autre.
Que certains seconds couteaux adeptes du zapping ou de vieux loups usés se laissent tenter par le coté obscur soit, mais j’ai la naïveté de croire que les membres actuels du bureau ont une expérience de vie et de la politique qui devrait les en prémunir.
Les cadres du Mouvement Démocrate ont cela en commun qu’ils se sont rassemblés autour d’un programme, d’un ensemble de valeurs en dépit des tensions, des différences, des tentations, des pressions. Ils ont crée un ensemble qui demandait une vision, de l’énergie. Corinne comme les autres fondateurs et le Mouvement en tant qu’ensemble ont toujours fait preuve d’une rare capacité à faire passer leur vision avant leurs intérêts à court terme ou la satisfaction de leurs humeurs ponctuelles.
Au fil des départs et des arrivées, le Mouvement a trouvé un équilibre inattendu entre les différentes composantes qui sur le terrain des idées travaillent en harmonie. Les fondateurs ne l’avaient sans doute pas prévu, l’ont ils compris ?
Le Mouvement Démocrate, en formation unie, avec un bureau fonctionnant en bonne entente dans sa diversité constitue un maximum d’entropie, un optimum d’efficacité au service de nos idées, de notre programme et de ceux qui les incarnent. La pente est raide et les tentations grandes, mais la séparation serait une perte d’entropie brutale, un gâchis. Une porte ouverte entre notre chaud foyer et l’extérieur glacé. Le résultat ne peut être que froid et uniforme. Une construction délicate peut s’effondrer en un instant sans retour possible.
Je n’ose imaginer la rancoeur cristallisée à jamais des cadres du Mouvement, la déception quotidienne et stérile de Corinne siégeant aux cotes de Luc Besson, sans parler de l’incompréhension des militants que nous sommes d’en être arrivés là.
Modus vivendi
Le problème est à la fois un conflit de personnes dont les méthodes et ambitions divergent, mais aussi un problème de programmes. Les familles recomposées sont riches de leur diversité mais n’ont pas la vie facile.
Pour ce qui est des problèmes de personne je n’ai pas grand chose de radical à proposer. Les tensions sont inévitables entre des fortes individualités, nul besoin de les nier, impossible de les gommer. L’humain est la matière première de la politique. Mais il ne parait pas impensable que ces politiques aussi intelligents les uns que les autres ne trouvent pas un modus vivendi acceptable pour tous au nom de ce qui les rassemble et de leur intérêt.
Entre militants et sympathisants nous y arrivons assez bien. Souvent nous nous retrouvons autour d’un verre entre anciens de Cap21, des verts, de l’UDF ou irrécupérables gauchistes de plus en plus nombreux (un Gaulliste s’égare même parfois à notre table) et tout se passe parfaitement bien quel que soit les proportions des uns et des autres. Nous ne sommes pas des bisounours, mais nos valeurs et un programme nous rassemblent. Une certaine idée de la vie en commun qui traduit notre vision de la vie commune à l’échelle du pays, aussi.
Excusez le troll mais si notre bureau n’est pas capable de cohabiter en milieu tendu, qu’en serait-il d’un gouvernement en situation de crise composé des mêmes membres ?
Oui Corinne a une forte personnalité, pour ne pas dire un … caractère. Sa candidature aux présidentielles a sans doute contribue à forger ce caractère, un point que notre mouvement est bien placé pour comprendre (?). Oui le Mouvement Démocrate a toujours laissé une forte liberté de parole et d’action à ses vices=présidents, sa structure est souple et déliée pour ne pas dire tenue. Ce n’est pas un défaut de démocratie interne qui est la cause du problème, mais un manque de définition précise des rôles de chacun. De méthode aussi : faudrait-il faire des élections internes ultra polarisantes pour définir une ligne unique du Mouvement ?
Le résultat logique est une tension forte entre caractères laissés libres, logique mais pas inéluctable.
Ne sous estimez pas le poids des actes. Chers membres du bureau si nous étions à l’UMP vous seriez convoqués pour un séminaire de reformage personnel mené par Jean-Marie Messier avec comme point d’orgue un saut à l’élastique. Commençant à connaitre la maison une randonnée d’une semaine dans les Pyrénées avec étapes gastronomiques serait sans doute plus indiquée. Essayez ! Les militants et au-delà les Français ne vous pardonneront jamais de ne pas avoir tout essayé.
Richesse de l’analyse
Du coté des conflits de programme il y a par contre des possibilités d’améliorations. Les militants et sympathisants ont semble-t-il mieux incorporé le concept novateur de mouvement que nos chers cadres. Cette observation revient très souvent dans de nombreux aspects de la vie du Mouvement. L’avantage d’être un mouvement et pas un parti, c’est d’accepter la diversité des opinions et des parcours, sans s’en offusquer, tout en tendant vers une synthèse pragmatique.
Que Marielle et François présentent l’emploi comme la priorité politique d’un coté, alors que Corinne et Jean-Luc martèlent que c’est l’environnement ne nous choque pas du tout. Eux si, visiblement, et conduit à des tensions et des luttes d’influence pour la ligne éditoriale du “parti”. Au final il n’y a qu’un seul président donc Corinne s’exclut (ou est exclue, ou se sent exclue, selon les interprétations, peu importe).
Or les deux positions sont possibles et même souhaitables au sein du Mouvement au même moment. L’avantage d’avoir un président et des vices-présidents de qualité et riche d’expériences différentes est justement de pouvoir représenter ces vérités simultanément de manière cohérente, et même mieux : de les incarner. La richesse et la complexité de l’analyse des problèmes par notre Mouvement nous oblige à accepter des solutions multiples et complexes.
Au final et pour avoir eu l’honneur de participer modestement à l’élaboration du programme, les deux priorités (et bien d’autres) sont associées en permanence pour former un ensemble cohérent qui est notre spécificité. Contrairement à d’autres formations ou les différentes dimensions servent d’alibi à une théorie dominante et écrasante, ces dimensions sont chez nous intégrées avec intelligence.
D’un parti nous devons garder la structure et la discipline électorale. D’un mouvement nous devons prendre la richesse des parcours et des analyses. Si en plus de cela nous arrivons à nous prémunir des courants alors nous avons un avenir, en tant que Mouvement Démocrate, avec nos idées et ceux qui les incarnent.
Oui le Mouvement Démocrate est un parti fort et organisé, il survivra au départ de Corinne comme il a survécu aux précédents. Chacun à sa valeur sur le mercato de la politique. Mais si les différentes parties pouvaient faire un geste et trouver un terrain d’entente les militants et sympathisants que nous sommes apprécieraient. Elles en tireraient peut être quelque enseignement utile pour leur avenir au passage, qui sait ?
En tout cas nous n’avons pas le droit de ne pas tout essayer pour tenter de continuer tous ensemble cette aventure politique unique. Je lance un appel pour un Mouvement Démocrate sans courant, à l’analyse riche, ou le projet de société prime.

jan
10
Google en pâture à la vindicte géronto-culturelle.
10 janvier 2010 | tags:droit d'auteur, HADOPI, internet, loi | 1 commentaire
La bataille entre Pro et Anti HADOPI se joue plus sur des différences de fond : objectifs et valeurs que sur le fait d’être pour ou contre le piratage. Le plus simple est encore d’analyser les déclarations de Jacques Toubon, membre de la mission Zelnik parues sur lemonde.fr.
Je vous engage par ailleurs à consulter la position du Mouvement Démocrate sur ces sujets dans le projet humaniste (”livre orange”, notre programme).
Internaute : Bonjour, à qui s’adressera la “carte musique jeune” ? Pourra-t-on en acheter plusieurs ?
J Toubon : … il s’agira d’une carte de crédit, de 50, 100, 150 euros, qui sera éditée par un service de musique en ligne, qui permettra d’acheter autant de musique …
Interprétation : Le modèle économique à défendre pour M Toubon est l’achat, autrefois d’une galette de vinyle ou de plastique, aujourd’hui d’un fichier. La location ou le forfait ne sont pas envisagés. Or, à l’heure ou un morceau de musique peut être multiplié à l’infini sans que cela ne coute plus cher que de créer le premier exemplaire, cela démontre un sérieux manque d’adaptation.
J Toubon : … incitation pédagogique à quitter la consommation gratuite, et en particulier la consommation par piratage, pour se tourner vers une consommation légale et payante …
Interprétation : Par deux fois il est bien précisé que le gratuit est à proscrire, par essence : “gratuite, et en particulier par piratage”, “légale et payante”. Pour M Toubon le modèle économique qui consiste pour des artistes à donner leur musique gratuitement (en espérant vendre un autre service comme des concerts par exemple) est un modèle dont il faut positivement éloigner les jeunes. L’Open Source, les Creative Commons seraient dangereux. C’est encore une fois méconnaître les modèles tout à fait efficaces issus de la dématérialisation des biens culturels.
Internaute : Pourquoi le rapport parle-t-il principalement de la musique ? Le cinéma est aussi concerné, il me semble étrange d’accuser le piratage de la chute de la musique alors que les autres secteurs ont l’air de se porter comme des charmes
J Toubon : Les médias ont davantage insisté sur nos propositions pour la musique, mais en réalité, nous faisons des propositions aussi nombreuses et aussi importantes pour le cinéma et l’audiovisuel, et pour le livre. Le rapport est en ligne ici.
Interprétation : Avec des cinémas qui battent des records de fréquentation en 2009, il eut été plus compliqué pour M Toubon de justifier HADOPI en parlant du cinema, peut être ?
J Toubon : Pour le cinéma et l’audiovisuel, le piratage est également très important
Interprétation : Le piratage est en effet important, et la fréquentation bat des records. Quelle autre conclusion tirer que : piratage et bénéfices ne sont pas antinomiques, tout est question de modèle économique. Les cinémas ont largement adapté leurs offres pour continuer à offrir un spectacle qui ait du sens à l’ere du numérique. Les clients suivent.
Internaute : Et le livre ?
J Toubon : … appliquer aux livres numériques le prix unique du livre qui existe pour les livres en papier, ce qui empêchera les sites de vente de brader les livres.
Interprétation : Le livre papier est facile à contrôler et réguler puisque physique. Il nécessite une logistique locale. Le livre électronique lui sera acheté avec son lecteur depuis un site au Japon ou en Californie. Comment demander à ces sites de pratiquer une TVA Française ? Pourquoi un lecteur Français achèterait un exemplaire au prix unique (fort) alors qu’il peut avoir le même exemplaire au prix du marché mondial ?
Si l’HADOPI souhaite faire appliquer le prix unique, cela signifie t il que les sites de ventes en ligne étrangers seront bloqués en France ?
Quid des locations de livres électroniques ? Le concept est particulièrement efficace et adapté au cas des lecteurs électroniques. Comment appliquer un prix unique dans ce modèle ?
Apple a lutté pendant des années avec l’industrie du disque pour arriver à introduire des prix différenciés sur iTunes. Voila que M Toubon repart pour plusieurs années de blocage pour les livres. Vouloir réglementer un marché sur lequel on n’a aucune expertise a été un échec pour le disque, il serait bon de ne pas commencer à imposer des règles inadaptées à un marche avant même qu’il ne demarre.
Internaute : Pourquoi ne pas évoquer les jeux video et les logiciels en général ? Qu’avez-vous proposé pour ce marché frappé au moins autant par le piratage ?
J Toubon : Vous avez tout à fait raison. Il faut prendre en considération la situation des jeux vidéo. Nous ne l’avons pas fait parce que …
Interprétation : Les éditeurs de logiciels sont restés silencieux sur HADOPI parce qu’ils savent que faire la chasse au P2P est inutile, et que couper l’accès à internet ne favorise pas la demande en logiciel. Par ailleurs de nombreux éditeurs mettent leurs logiciels en location, en “service” dans le jargon pour s’adapter à la dématérialisation et l’évolution de la demande. Ils évoluent avec la demandent, eux.
J Toubon : … J’ajoute que nous n’avons pas non plus traité la question de la presse en ligne, qui est pourtant essentielle pour le droit à l’information de tous nos concitoyens. Mais nous avons écrit dans le rapport qu’il fallait que le gouvernement mette à l’étude cette question : comment faire payer aux lecteurs les quotidiens ou les magazines en ligne qui sont aujourd’hui mis à disposition gratuitement ? …
Interprétation : Pour rappel, la loi HADOPI contient un passage sur la presse en ligne, qui pour avoir droit aux avantages fiscaux va devoir se plier à un code de “déontologie” très spécifique et nouveau, comme si la loi couvrant la presse dans notre pays n’était pas un garde fou suffisant et raisonnable. Au vu des déclarations agressives du gouvernement sur la presse en ligne, il est plus qu’évident que ce nouveau “code de déontologie” sera beaucoup plus contraignant pour la presse que le précédent.
Profiter du fait que la presse en ligne soit en difficulté financière pour la museler n’est pas très sport, demander en plus son aide pour faire passer le texte est franchement indélicat.
Internaute : Pourquoi avez-vous écarté la proposition de la Sacem d’une taxe sur les fournisseurs d’accès à Internet ? Est-ce que cela n’aurait pas été une meilleure solution qu’une hypothétique taxe sur les moteurs de recherche ?
J Toubon : Nous l’avons écartée, parce que, tout simplement, la contribution proposée par la Sacem et l’Adami présente exactement les mêmes inconvénients que ce qu’on a appelé la licence globale, c’est-à-dire qu’elle légalise les échanges illégaux : elle dit “payons et nous pourrons pirater”. …
Interprétation : Mêmes inconvénients … ou mêmes avantages. Légaliser un service en échange d’un paiement, le tout dans des modalités proposées par la SACEM elle même, n’est pas acceptable ! Avoir légalement un accès en échange d’un paiement c’est justement le concept même du développement d’une offre.
Dans la phrase de M Toubon le mot clé qui le dérange est “échange”. Peu importe que les artistes soient pour, que ce soit économique rentable, l’important est de préserver la vente à l’ancienne, et donc les vendeurs et leur canaux de distribution. Tout le but d’HADOPI est de préserver ces marchands, pas de trouver des financements durables pour la culture.
Entre taxer des sociétés dont celle de l’ami “personnel” Martin Bouygues, et une société étrangère, le choix était vite fait.
Internaute : Vous rejetez la licence globale et la taxe sur les FAI parce qu’elles encouragent le “payons et nous pourrons pirater”. Pourtant, je ne vois pas dans les propositions de votre commission l’abrogation de la taxe sur les supports de copie. Pouvez-vous expliquer ce paradoxe ?
J Toubon : La taxe sur les supports de copie, c’est ce qu’on appelle la taxe sur la copie privée …
Interprétation : C’est bien connu un iPod de 160 Go ou un disque de 500 Go ne sont utilises que pour stocker la copie privée de ses CDs, il ne s’agit que de copie privée pas de piratage. Tout comme il est bien connu que les médias piratés ne vont pas sur ces disques de 500 Go. Ceci est un exemple de mauvaise foi criante : la taxe sur les médias est bien sur une taxe de compensation pour le piratage, tout comme la taxe sur les fournisseurs proposée par la SACEM-ADAMI. Or en multipliant les compensation on s’approche de la licence globale que refuse M Toubon.
Internaute : Quelle est l’activité de Google qui devrait être taxée ? L’activité d’outil de recherche, celle d’hébergeur, celle de régie publicitaire ?
J Toubon : Ce que nous voulons taxer, c’est l’acte de vision d’une publicité quand on accède aux moteurs de recherche, qu’il s’agisse d’une bannière publicitaire, ou d’un lien sponsorisé.
Interprétation : Grande méconnaissance du fonctionnement d’une plateforme comme Google. C’est à la fois un moteur, mais aussi un service de mail, d’album photo, d’échange de fichiers bureautiques et bien d’autres choses. Quelle partie est elle censée financer l’industrie du disque ? Toute la valeur de la société repose sur la stratégie globale en tant que plateforme.
Par exemple le moteur de recherche de Microsoft n’est pas tout à fait étranger à son navigateur Internet Explorer, ni même à Windows. Faut il ponctionner aussi les chiffres de vente de Windows ?
Ensuite la richesse de Google ce sont ses données, issues de ses recherches sur le net et des contenus générés par les utilisateurs. Elles ne sont pas en France, elles ne sont même pas séparées par pays. La publicité n’est que la partie immergée de l’Iceberg.
Et surtout quel est le rapport en Google et le piratage ? Ils ont toujours fait le maximum (avec une efficacité certaine) pour limiter les contenus pirates sur leur plateforme. Yahoo et Microsoft aussi.
C’est aussi méconnaître le concept d’entreprises comme Google, qui investissent dans le déploiement de fibres entre les continents, développent des sources d’énergies, … ce sont des entreprises de technologies de plus en plus diversifiées et pas seulement des moteurs de recherche.
Il s’agit en fait d’un problème d’opportunité politique. Google est une compagnie étrangère vécue à tort comme un “rapace” de la culture Française par certains suite à sa volonté de numérisation des livres. Il est donc politiquement aisé de jeter Google en pâture à la vindicte géronto-culturelle qui sévit dans notre beau pays. Ils ont beau avoir des dentiers, ils n’en ont pas moins des canines !
Internaute : Si on taxe Google, il faudra également taxer ses concurrents. Est-ce que cela ne risque pas d’être compliqué ? Une taxe française des revenus d’entreprises étrangères serait-elle compatible avec les règles du marché intérieur ?
J Toubon : … les conventions d’assurance. Un Anglais assure la maison qu’il possède en Dordogne à une compagnie d’assurance allemande, aujourd’hui, nous pouvons prélever un impôt sur le revenu que cette compagnie d’assurance …
Interprétation : Nous passons au stade supérieur, une société étrangère diffusant de la publicité pour une autre société étrangère sera taxée sous prétexte que l’internaute qui visionne (même sans cliquer, ni même comprendre la publicité) est en France. La prochaine étape consiste sans doute à taxer les entreprises qui ont des panneaux d’affichage sur Broadway sous prétexte que beaucoup de touristes sont Français à NY ?
M Toubon sera sans doute heureux de savoir que la recherche “toubon zelnick” ne retourne aucune publicité à coté des résultats. Google fournit donc les résultats de cette recherche à ses frais.
Internaute : Je suis partisan de l’économie de marché, c’est à dire de la loi de l’offre et de la demande. Or les “marchands de disques” n’ont pas su prévoir la révolution internet et numérique. Pourquoi est-ce à l’État de pallier ce défaut de vision commerciale par des taxes supplémentaires ?
M Toubon : … une des raisons de l’insuffisance des services de musique en ligne, c’est que les quatre grandes majors ont imposé des conditions qui rendent ces services non rentables économiquement, et donc, au bout du compte, non accessibles aux internautes.
Interprétation : Un bon départ de le reconnaitre, mais à aucun moment M Toubon ne tente de changer ces conditions imposées, il les préserve.
M Toubon : Nous avons donc pensé qu’il fallait changer la donne et remplacer la négociation entre les forts et les faibles par ce que l’on appelle la gestion collective des droits voisins, c’est-à-dire les droits des producteurs et les droits des artistes et des interprètes.
Interprétation : Tout en refusant leurs demandes et imposant des mesures qui renforcent les monopoles existants. Plus c’est gros plus ça passe.
Le reste de l’interview concerne des points moins importants et surtout moins factuels, donc moins utiles à commenter.
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10
Le Projet Humaniste, programme du Mouvement Démocrate, rubrique nouvelles technologies
10 janvier 2010 | tags:programme | 2 Commentaires

Demandez le programme ! A télécharger ici
J’ai eu l’honneur d’être le rapporteur et un des contributeurs pour la partie NT/internet, dont je vous livre le chapitre :
2-4 Prendre part à la révolution numérique
Internet constitue une révolution du même ordre que l’invention de l’imprimerie il y a cinq siècles. Ce moyen d’expression donne librement la parole à tout citoyen et accès à une multitude de sources d’informations complémentaires. Internet constitue un des derniers lieux de débats ouverts et contribue à l’épanouissement de la démocratie et de l’intelligence collective.
Le concept de neutralité du réseau doit être reconnu comme un pré-requis indispensable au développement des technologies et au maintien de la liberté d’expression. Toute forme de censure du réseau doit être rendue publique et validée par une autorité judiciaire. Les moyens doivent être mis sur l’identification des auteurs des méfaits et non pas sur une illusoire mesure de protection par un filtrage facilement contourné.
La réponse au problème des droits d’auteur sur internet tient en trois points complémentaires développement et multiplicité des offres légales, un système au forfait illimité de type “licence globale” permettant la traçabilité des oeuvres pour tendre à une juste rétribution des ayants-droits et enfin un secteur non marchand pour la promotion des artistes qui le souhaitent (partiellement interdit en France) et la diffusion des oeuvres libres de droits. Nous soutenons le système français du droit d’auteur.
La construction et l’accès à un réseau ouvert et à Très-Haut Débit est un vecteur du droit d’expression, d’accès à la culture, à de nombreux services publics et privés, au travail à distance, à l’aide au maintien à domicile, d’émancipation pour les personnes handicapées et au regain des activités locales. Les pouvoirs publics doivent encadrer et investir de manière coordonnée dans le déploiement de cet outil majeur d’aménagement sur tout le territoire, qui devrait être basé sur la fibre optique, cette dernière offrant un débit virtuellement illimité. De la même façon, le marché du logiciel libre et interopérable est générateur d’emplois et services à haute valeur ajoutée, innovants, peu polluants et non délocalisables sur tout le territoire, surtout par des PME d’un type nouveau : les Sociétés de Services en Logiciels Libres (SS2L).
Concernant les technologies de contrôle de l’individu et de l’internet, il est par exemple essentiel de faire émerger des nouveaux droits fondamentaux, tels que le droit à l’oubli, d’autant qu’en matière de fichiers, le danger ne vient pas uniquement de l’Etat ; n’oublions pas que des entreprises privées (les réseaux sociaux, par exemple) détiennent des masses d’informations considérables sur les individus et que ces derniers n’ont plus de contrôle sur ces informations… A cet égard, le danger est réel et il appartient aux responsables politiques d’intervenir. Il est nécessaire que les citoyens puissent savoir où ils en sont en matière de fichiers, qu’il s’agisse de fichiers commerciaux ou étatiques, dont la masse est considérable.
jan
10
Un logo en dit long sur les intentions
10 janvier 2010 | Laisser un commentaire
Pour une entité que tout le monde soupçonne de vouloir favoriser des monopoles de diffusions de biens culturels … comme Wanadoo, c’est osé (ou cynique, selon votre degré de paranoia).
jan
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Procès Jeudi Noir : Le point
8 janvier 2010 | Laisser un commentaire
Objectif de l’occupation de ce bâtiment place des Vosges (où est née la marquise de Sévigné) par 30 militants de Jeudi-Noir en galère de logement ?
JN : Montrer que sur le front du logement, non, tout ne vas très bien madame la Marquise et monsieur le ministre du logement
Objectif du procès ?
JN : Montrer que le droit au logement ne heurte pas le droit de propriété quand celui ci est inexercé. En clair, quand le propriétaire se passe volontairement de loyers depuis 44 ans, il est infondé à réclamer les 115.000 euros d’indemnités, véritable épée de Damocles (mais version nucléaire) que les avocats de la partie adverse font peser sur les étudiants et jeunes précaires en galère.
Verdict ?
JN : le 18 janvier
On fait quoi ??
JN : On est en train de préparer quelque chose pour le rendu du jugement, on vous tient au courant… en attendant, on a lancé un appel aux dons pour les frais d’avocats (promis ça ne servira pas à payer des éventuelles indemnités !)
http://www.jeudi-noir.org/Soutenez-les-habitants-de-la-place.html
L’équipe de Jeudi-Noir
PS / Petite revue de presse incomplète mais qui montre que si, on peut parler du logement et du fond en ces temps de grippe A, de Mont St Michel enneigé et d’ouverture des soldes ![]()
Ouest France : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-La-vieille-dame-face-a-ses-jeunes-squatters-_3636-1216271_actu.Htm
France Soir : http://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/01/07/jeudi-noir-proces.html
BFM : http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/le-collectif-jeudi-noir-en-proces-3530128/
et le Zapping ! (émission du 7 janvier) : http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid1830-c-zapping.html
déc
28
Emmanuel Todd, LeMonde : “Ce que Sarkozy propose, c’est la haine de l’autre”
28 décembre 2009 | 1 commentaire
Démographe et historien, Emmanuel Todd, 58 ans, est ingénieur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED). Article complet sur lemonde.fr
…
Si vous êtes au pouvoir et que vous n’arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature.
…
Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d’avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L’Etat se mettant à ce point au service du capital, c’est le fascisme. L’anti-intellectualisme, la haine du système d’enseignement, la chasse au nombre de profs, c’est aussi dans l’histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme. Il ne s’agit pas du tout de dire que c’est la même chose. Il y a de grandes différences. Mais on est en train d’entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l’extrême droite en Europe.
La réalité, c’est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe.
déc
21
Alain Dolium en direct du siege #modem2010
21 décembre 2009 | Laisser un commentaire
En direct de l’amphi du siege du modem. Alain Dolium vient d’etre elu tete de liste pour le MoDem en IDF avec 75% des votes.
Il prononce un discours de rassemblement et propose un projet politique ambitieux devant plusieures centaines d’adherents d’IDF … vous en saurez plus tres bientot !


